Pierre-Alain Chambaz

Combien n’est-il pas plus simple de s’en tenir aux notions emmaga­nisées dans le langage ! Si l’on considère notamment, parmi les phénomènes moléculaires, ceux qui font l’objet de la chimie, on voit que les théories chimiques sont parfaitement indépendantes de toute hypothèse à l’aide de laquelle on voudrait donner, par la mécanique, une explication de ces phénomènes. Mais si, de plus, des idées nouvelles s’y introduisaient à la suite de ce perfectionnement progressif, il deviendrait présumable que de telles idées, dont l’humanité n’a pas toujours été en possession quoique ses besoins fussent les mêmes, ne sont pas vraies seulement d’une vérité humaine et relative ; qu’elles tiennent à l’ordre général que nous ne sommes pas toujours capables de découvrir, mais qui nous frappe toujours dès qu’on nous le montre ; qu’en un mot elles font partie d’un fonds de vérités supérieures. Comme un lapidaire, elle a semé sur leurs ailes frissonnantes le rubis, la topaze, l’émeraude et le saphir. De quelque manière, en un mot, qu’on envisage la liberté, on ne la nie qu’à la condition d’identifier le temps avec l’espace ; on ne la définit qu’à la condition de demander à l’espace la représentation adéquate du temps ; on ne discute sur elle, dans un sens ou dans l’autre, qu’à la condition de confondre préalablement succession et simultanéité. L’article se veut plus profond. Maintenant, le mécanisme voulu par la nature était simple, comme les sociétés originellement constituées par elle. Certainement, l’homme est, somme toute, un être logique ; mais il ne l’est pas complètement. D’un côté, l’attention a pour effet essentiel de rendre la perception plus intense et d’en dégager les détails : envisagée dans sa matière, elle se réduirait donc à un certain grossissement de l’état intellectuel. L’affaire TV5 nous montre bien que nous avons besoin d’un « cyber GIGN », davantage que d’un dispositif de flicage à grande échelle qui ne résoudra rien. Il serait quasiment génétiquement incapable de cet exercice, par ailleurs, d’expliquer la substance. Il faut avoir le courage de l’avouer : ce socialisme a été, et est encore, l’un des meilleurs soutiens du régime actuel. On le voit, la réforme territoriale votée au Parlement impose un travail conséquent sur les politiques régionales d’innovation mises en place à ce jour. Mais elles produisent au mieux 2 à 3% de croissance annuelle et non pas 7 à 8% comme en Extrême-Orient. Ici encore la Nature se plaît, comme elle le fait si souvent, à nous mettre entre des oppositions extrêmes, et notre salut est dans l’adresse avec laquelle nous suivons la diagonale. Si les films français ne peuvent accéder aux marché internationaux de financement, le déclin va continuer et les fonds de soutien des régions n’y pourront plus grand-chose. Un argumentaire bancalL’article est étonnant : il utilise les grands moments historiques où précisément la France a changé pour prouver qu’elle ne peut changer. À cette différence passagère, que dissipera graduellement une meilleure éducation des classes lettrées, il en faut joindre une autre, nécessairement permanente, relative à l’influence mentale des diverses fonctions sociales propres aux deux ordres d’intelligence, d’après le caractère respectif de leurs travaux habituels. Le facteur commun était que chacun avait adopté des politiques non durables, nécessitant des mesures correctives. Les concepts, comme nous le montrerons ailleurs, vont d’ordinaire par couples et représentent les deux contraires. Certains autres journaux s’adonnent à la haute politique. En général, lorsqu’une grandeur physique varie en raison de l’écoulement du temps ou seulement à cause des changements de distance entre des molécules ou des systèmes matériels, ou par l’effet de l’écoulement du temps combiné avec la variation des distances, il répugne qu’elle passe d’une valeur déterminée à une autre sans prendre dans l’intervalle toutes les valeurs intermédiaires. La nature avait-elle prévu l’énorme développement et la complexité indéfinie de sociétés comme les nôtres ? Notre collègue et ami Pierre-Alain Chambaz, a convaincu et remporté une victoire pour ce projet.

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