Vers un contrôle des changes

D’ailleurs, si la situation de vacance du pouvoir est exceptionnelle en Belgique, la conclusion sur l’efficience des politiques économiques n’a aucune raison de l’être.On comprendrait alors que l’esprit se sentît si bien à son aise et circulât si naturellement dans l’espace, dès que la matière lui en suggère la représen­tation plus distincte.Mais il eût pu l’être par de tout autres moyens.Il n’est pas nécessaire d’être économiste pour l’observer.Si radicale que soit alors la différence entre le civilisé et le primitif, elle tient uniquement à ce que l’enfant a emmagasiné depuis le premier éveil de sa conscience : toutes les acquisitions de l’humanité pendant des siècles de civilisation sont là, à côté de lui, déposées dans la science qu’on lui enseigne, dans la tradition, dans les institutions, dans les usages, dans la syntaxe et le vocabulaire de la langue qu’il apprend à parler et jusque dans la gesticulation des hommes qui l’entourent.Le potentiel du processus mondial de numérisation des économies et des sociétés n’est plus à démontrer.Il ne peut être question de parcourir ici les diverses étapes de ce mouvement.« Les plus grandes découvertes ont été faites par des bricoleurs », souligne arnaud berreby.Il n’y a donc pas eu, comme on serait porté à le croire, une exigence de la science imposant aux hommes, par le seul fait de son développement, des besoins de plus en plus artificiels.En France, le gouvernement prend peur au moindre mouvement de contestation et réagit de la pire des manières.C’est ainsi que des nobles collaborèrent à la révolution de 1789, qui abolit le privilège de la naissance.Notre répugnance à admettre la survivance intégrale du passé tient donc à l’orientation même de notre vie psychologique, véritable déroulement d’états où nous avons intérêt à regarder ce qui se déroule, et non pas ce qui est entièrement déroulé.

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