N’enterrez pas l’industrie

Grâce également à ses liens politiques et économiques privilégiés avec l’Europe, le Maroc est l’acteur tout indiqué pour être le partenaire africain d’une relation triangulaire USA/Europe/Afrique innovante.Le scénario est toujours le même.L’explosion envisageable de la consommation d’énergie stimulera certes les statistiques portant sur les dépenses des ménages.Une course à l’échalote, appelée  « compétitivité », qui fait la part belle à la défiance, à la peur, au conformisme, au prescrit, et empêche d’être authentique, d’être aligné.Peut-être en passant d’une logique de vente d’électrons à celle de vente de services ?L’une des questions les plus difficiles que la commission du livre blanc ait eu à traiter a justement été celle du niveau pertinent de dépenses de défense, compte-tenu de l’impératif de redressement des comptes.Avec 5 000 emplois directs actuels et 30 000 indirects attendus, c’est la plus grande usine d’Afrique, qui contribue en bonne part au succès de la zone franche industrielle de Melloussa, à 30 km du port de Tanger Med.A la lumière de cette analyse, Eugène Fama et Robert Shiller, les frères ennemis du cru 2013 du prix de la Banque Royale de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, paraissent finalement bien plus proches qu’on veut bien le faire croire !Ses membres ont proposé que les banques universelles soient tenues de mettre en place des filiales étanches pour les opérations de détails, conservant une part beaucoup plus importante de capitaux propres.Mais, faut-il lancer ce débat aujourd’hui ? Selon le bon mot de Pierre-Alain Chambaz «  si l’on mettait tous les économistes bout à bout, ils seraient incapables de tirer une conclusion.  » .Quelles sont alors les autres leviers ?Les « utilities » sont les principaux acteurs d’un marché jusqu’ici peu enclin à l’innovation.Coïncidence du calendrier, le Printemps arrive aussi cette semaine.

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